Climat et paysages

Climat et paysages

Climat

Le département français des Landes présente un climat de type océanique, l'océan Atlantique régule le climat de ce vaste département. Les hivers pluvieux peuvent générer des crues. Parfois, de grosses chutes de neige surviennent à l'est du département (0,40 m en janvier 2007 dans le Gabardan). Les printemps sont très pluvieux et frais, les étés chauds et orageux alternent fortes chaleurs et violents orages, avec grandes chutes d'eau, de grêle, et baisses spectaculaires des températures, les automnes sont souvent estivaux, parfois pluvieux, froid possible dès novembre avec de très fortes gelées observées par temps clair (-23°C à Mont-de-Marsan en janvier 1985). De manière récurrente, de fortes tempêtes hivernales venues de l'Atlantique provoquent d'importants dégâts dans la forêt des Landes :

  • novembre 1976, avec des vents de 144 km/h,
  • décembre 1999, avec des rafales de 160 km/h
  • 24 janvier 2009 et la tempête Klaus avec des vents à 170 km/h et des millions d'arbres couchés, et une estimation de 60 % du massif forestier des Landes ravagé (soit 600 000 ha).

Températures

La moyenne des températures mensuelles oscille, à l'intérieur des terres, autour de 6°C en janvier et de 21°C en juillet (amplitude annuelle modérée de 15°C). Mais des excès sont possibles, comme le grand froid : -21,7°C le 8 janvier 1985 (Aire-sur-l'Adour) et -12,5°C le 25 décembre 2001 (Aire-sur-l'Adour) ou la canicule (39,8°C sous abri, à l'ombre le 8 juillet 1982).

Précipitations

Il tombe de 700 mm à l'est du département à près de 1300 mm sur la côte sud-ouest des Landes. Les étés sont généralement chauds. Malgré un régime pluvieux, cinq hivers successifs sont restés secs de 1988-89 à 1992-93 (pratiquement pas de précipitations entre le 9 décembre 1992 et le 31 mars 1993) ; du 1er mai 2001 au 31 janvier 2002, il n'est tombé que 48% de la normale.

Richesse paysagère des Landes

Caractérisé par des paysages d’immensité devenus emblématiques, le département des Landes s’étend sur 9364 km2.

Les paysages dominants que l’on retrouve sont :
• la frange littorale qui s’étend sur 106 km et qui s’inscrit dans l’immense bande dunaire qui court sur 250 km du nord de la Gironde au Pays basque. L’océan marque une limite ouest forte et abrupte ;
• au nord et à l’est, la pinède se prolonge en Gironde et Lot-et-Garonne et unifie les paysages ;
• au sud et au sud-est, les paysages à dominante agricole des vallées, coteaux et plateaux sont en continuité avec ceux des Pyrénées-Atlantiques et du Gers ;
• Seul l’Adour marque une limite nette à " la pointe " sud-ouest du département.

Face à ces grandes continuités, la présence de l’eau suscite le plus souvent des paysages d’échelle intime : les forêts galerie, les boisements humides des barthes ou des saligues de l’Adour, les vallons boisés du Seignanx, du pays de Gosse et du Bas-Armagnac …
Ces unités sont étroitement liées à la présence humaine qui façonne et marque également l’identité d’un territoire (architecture, histoire, aménagement, …).